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Comment responsabiliser le client sur le gaspillage alimentaire ?

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La population mondiale atteint le seuil des 7 milliards d’individus, un chiffre qui n’arrête pas de croître. La pénurie de ressources alimentaires est devenue un enjeu majeur. Pour autant, le gaspillage n’a jamais été aussi important.

Selon statistiques plus de dix millions de tonnes d’aliments sont gaspillés par an en France. Les fruits et légumes tiennent une place importante dans ce gaspillage alimentaire et représentent la moitié des aliments jetés. Ce gaspillage se remarque de bout en bout de la chaine, du producteur aux consommateurs sans oublier les grandes surfaces.

Responsabilisation des consommateurs sur le gaspillage alimentaire

La notion de gaspillage est différente selon le niveau de développement des pays: pour les pays développés, le gaspillage provient généralement de la consommation alors qu’il est généralement issu de la production dans les pays moins développés. Dans les pays riches, il s’agit de responsabiliser le consommateur pour faire évoluer son comportement alimentaire. Cette évolution doit influencer sa consommation: il s’agit de privilégier l’achat de fruits et légumes de saison, l’agriculture raisonnée, le circuit court mais aussi mieux adapter les quantités de produits alimentaires aux besoins.

La notion de déchet pour la mise en place d’une alimentation durable

Du moment que toutes les denrées alimentaires sont considérées comme étant extrêmement périssables, la définition même du déchet sera revue, pour limiter sa portée au maximum. De plus en plus de restaurateurs engagés se sont sensibilisés à cet enjeu: depuis 2016, les restaurateurs parisiens sont obligés de respecter le tri sélectif et il leur est fortement recommandé de recourir à la coutume britannique du « doggys bags », qui permet au client d’emporter chez lui la fin de son assiette.

Les fournisseurs de denrées alimentaires jouent aussi un rôle important et ce notamment en privilégiant des circuits courts  en adaptant leurs achats aux producteurs en fonction des besoins de leurs clients et ce pour éviter de conserver un excès de stock et limiter donc  les pertes. Enfin, les produits en fin de vie comme les fruits et légumes peuvent tout aussi bien être revendus aux restaurateurs à prix réduits et ils pourront ainsi être transformés, pour mettre en avant leur goût plus que la forme, par exemple sous forme de coulis, compote ou encore de purée.

Une pétition pour lutter contre le gaspillage alimentaire, qui avait obtenu 175.000 signatures, a permis l’adoption d’une loi, le 3 février dernier, incitant les grandes surfaces à donner leurs aliments invendus à des associations plutôt qu’à les jeter. Mais le plus long sera très certainement de réussir à faire évoluer les mentalités des consommateurs qui ont encore trop souvent des habitudes  ancrés en termes de gaspillage alimentaire.

Pour mieux comprendre ce qu’est le gaspillage alimentaire, suivez le lien https://stop-gaspille.com/

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