Ce dont l’Afrique aurait besoin : des leaders éthiques et mus par le développement

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En Afrique, c’est presque les mêmes problèmes que l’on retrouve, certes à différents niveaux de gravité : dictatures, manque de liberté d’expression, laxisme notoire, etc…

Les dirigeants ont travesti la notion même originelle de la politique et en ont fait non plus « l’art de gérer la cité » mais « l’art de rester le dirigeant de la cité ». En s’accaparant des pouvoirs, ils mettent ainsi à rude épreuve la notion de démocratie, de liberté et surtout d’Éthique. Tous les moyens sont bons pour gagner les élections, par la corruption, par la répression, par la modification des constitutions, corroborant l’idée sceptique que j’ai toujours eu sur ces lois dites « objectives ». L’éthique n’est plus dans la base de données des valeurs d’un dirigeant qui s’en en être pourvu, représente un anti-modèle. Diriger incombe dans le principe à des hommes qui doivent être des modèles pour les jeunes générations. Au delà de toute considération matérielle, il faut un système de valeurs, de principes, d’une idéologie morale, d’une éthique qui doit sous-tendre la ligne de conduite du dirigeant. Un dirigeant est un leader d’opinion, un modèle et donc, il ne sied pas à un homme faible devant l’argent et la tentation du pouvoir, de prétendre à cet honneur. Ce pouvoir n’est point l’apanage du seul dirigeant mais du peuple, il n’en est que le garant éthique et objectif. Dans cette mesure, dans la mesure où le peuple ne veut plus de ses dirigeants, ceux-ci doivent s’effacer par rapport à l’Éthique de l’État : Le seul vrai propriétaire est le citoyen. L’ État est au peuple et seul lui a de droit sur lui et réciproquement des devoirs.

Le développement de l’Afrique étant poussif depuis les indépendances, cela pourrait ressembler à un paradoxe : les ressources naturelles, humaines sont présentes. Celles-ci suscitent l’engouement du reste du monde. Il revient alors aux États de savoir exploiter judicieusement ces atouts majeurs, ce dans quoi ils ont échoué 50 ans durant. Ainsi, au lieu d’être une terre d’investissement léonine aux européens, aux asiatiques, …., il est temps que les nouvelles générations africaines apprennent à développer un savoir-faire. Les africains des générations à venir devront être capables de développer des compétences dans les technologies modernes au même titre que le reste du monde. Le renfermement sur nous-mêmes ne fera que nous mener direct au mur, il faut savoir, en fait, réaliser ce subtil équilibre : savoir être diplomatique sans pour autant être une marionnette…. Réciproquement, il est nécessaire dans un premier temps, que les dirigeants à venir posent des bases coercitives pour discipliner les populations africaines car si, dans le temps les autres nous ont maintenu dans un état léthargie de sous-développés, il est évident qu’une autre partie du mal se trouve au niveau même des africains. Certains éléments nocifs (l’hygiène, le laisser-aller excessif sur les routes par exemple, la corruption, la solidarité sociale qui même si elle est en soi un pilier de l’équilibre socioéconomique crée des parasites, des gens qui ne veulent rien faire) ne sont pas pour favoriser le développement car ces handicaps internes sont une bombe latente alourdissant considérablement le décollage socioéconomique de notre continent. Le système de valeurs doit être corrigé à la base, créer chez les enfants, partout, même hors des écoles et des universités, à travers l’éducation familiale et environnementale depuis le bas âge un sentiment fort nationaliste. Il faut créer ce patriotisme et ceci doit commencer dès le plus bas age en apprenant à l’enfant non seulement à aimer son pays, à être fier d’en être issu mais également à fonctionner sur des principes d’éthique, de dignité, d’honneur et de socialisation positive. C’est ces enfants patriotiques qui iront développer un savoir-faire au service de leur nation et qui doivent être motivés financièrement par ces États pour travailler pour leur pays. Ces éléments doivent être la préoccupation des États et non pas de mener campagne de manière quinquennal ou septennal en s’armant de sa seule force de corruption ou dictatoriale. Il nous faut des leaders modèles, qui disciplineront les esprits pour les placer sur le droit chemin, non pas par le langage des armes ou de la corruption, mais par la vertu du consensus et de la discipline. Il est clair que tous les africains veulent développer leur pays, alors les voies pour y arriver vont inéluctablement fusionner pour lancer véritablement un développement qui devait être lancée il y a déjà longtemps. Il nous faudra des leaders ouverts diplomates car à l’ère de la mondialisation, un pays ne peut se développer renfermé sur lui même. Il faudra favoriser l’investissement des étrangers et les attirer avec no ressources naturelles et humaines, tout en en tirant un bien optimal : réduire le chômage, permettre aux africains de développer un savoir-faire, un savoir-penser et des compétences diverses.

Réaliser de telles choses, qui en soi même, semblent assez chimériques au vu des conditions présentes, ne nécessite que d’avoir des leaders dont le seul souci dans la vie sera de développer un réseau d’idées pour booster le décollage de leurs pays et dont les vertus cardinales ne seront que l’éthique et le travail, sine qua non d’une quelconque amélioration des conditions actuelles du continent africain

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