QUAND UN ACCIDENT OU UNE MALADIE CHANGE VOTRE VIE

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QUAND UN ACCIDENT OU UNE MALADIE CHANGE VOTRE VIE

Nous vivons dans un monde de plaignants, en grande majorité jamais satisfaits de ce qu’ils ont, pleurant après ce qu’ils n’ont pas, toujours frustrés. Cela s’appelle l’insatisfaction chronique. Tranquillement, vous dérivez versant dans le négativisme, la victimisation, vous enfonçant dans toutes les émotions toxiques qui vous envahissent et tombant dans les pièges qui y sont reliés. Puis, un beau jour, une maladie ou un accident viennent vous frapper… Quelles sont les répercussions de cet électrochoc sur votre vie ? Pourquoi certains couleront à pic quand d’autres s’en relèveront encore plus fort ? Faut-il en arriver là pour ouvrir les yeux afin de réaliser la beauté de la vie et son côté précieux ?

J’ai croisé des clients ayant vécu toutes sortes de situations dramatiques, de l’accident jusqu’à la maladie grave et tous sont unanimes : ce style d’événement change votre vie. Personne ne ressort innocent de cette expérience qui vous met dans une situation qui bouscule toutes vos perceptions. Soudain, tout le futile disparaît et l’essentiel tient le haut du pavé. Plus vous frôlez la mort, plus vous donnez un sens à la vie. Songez que l’être humain, dans 98 % des cas, est un enfant qui n’a pas grandi et qui se place dans la frustration dès qu’il n’a pas ce qu’il veut, oubliant ce qu’il a déjà. Jouir de ce qui est permet de se placer dans l’instant présent. Tout mettre en oeuvre pour conquérir ce que vous n’avez pas est une bonne chose, quand vous avez conscience de tout le bonheur que vous vivez déjà ou quand vous souffrez et souhaitez retrouver une qualité de vie. Quand la maladie ou l’accident frappe, vous vous retrouvez dans l’incapacité de faire ce que vous faisiez sans y penser et sans l’apprécier : marcher, courir, profiter de la vie, toutes sortes de gestes que vous posiez sans en avoir conscience deviennent soudain impossibles ou très difficiles et vous réalisez combien ils vous manquent.

À partir de là, deux solutions : pleurer après ce que vous avez perdu ou vous battre pour le retrouver et prendre conscience de ce que vous avez encore. Les personnes ayant vécu un coma ou un accident vasculaire cérébral (AVC) et devant réapprendre tels des petits enfants à parler, manger, marcher, lire, écrire auraient le droit d’être découragées. Pourtant, même si des médecins pessimistes leur annoncent qu’ils ne retrouveront jamais leurs facultés, ils se battent convaincus du contraire et démontrent qu’ils ont eu raison d’y croire. Chaque jour, vous vous levez de votre lit, sans effort, sans souffrance, vous passez une journée peut-être morne ou très stimulante, et vous vous laissez aller à l’apitoiement parfois, parce que quelque chose ne se passe pas comme vous le voulez. Mettez-vous dans les chaussures de ceux qui vivent une douleur physique toute la journée, qui sont dans l’incapacité de se mouvoir, d’entendre, de parler, de voir, de bouger, quand respirer devient un effort, vivre est une souffrance, tout ce que vous faites naturellement et sans y penser devient le centre de l’attention de ceux qui ont perdu leurs facultés.

Pourquoi certains s’en sortiront quand d’autres couleront ? Tout repose sur le fait d’être combatif ou non. Se battre n’est pas donné à tout le monde et nombreux sont ceux qui préfèrent être victimes de la vie plutôt que maître de leur destin et récupérer ce qu’ils ont perdu ou apprendre à vivre avec. La vie prend une tout autre allure quand une maladie ou un accident viennent la chambouler pour remettre les cartes à la bonne place. Souvent, les personnes qui vivent un tel épisode avouent qu’elles étaient parties dans la mauvaise direction, qu’elles étaient sur un vélo sans frein dans une descente, ne prenant pas soin d’elles, ayant une vie stressante ou tout simplement pleurnichant à longueur de journée, dégoulinant d’insatisfaction et de frustration. Certains de mes clients ont tout perdu dans le « strike » (quand la boule fait tomber toutes les quilles, au bowling) qu’un accident ou une maladie a fait dans le désordre établi de votre vie. Vous avez du temps pour penser, à l’hôpital ou en chimio, vous voyez où sont vos amis et si votre partenaire de vie tient à vous ou s’enfuit et parfois avec quelqu’un d’autre. Du chaos jaillit la lumière : grand nettoyage qui se fait dans votre entourage et vous voilà souvent seul à lutter pour retrouver vos facultés.

Ce qui ne te tue pas te rend plus fort : pourquoi ? Parce que vous en ressortez grandi et fier de savoir que vous avez surmonté cette épreuve. Parce que vous réalisez que vous tenez à la vie et que si on vous l’a laissée, c’est pour que vous la chérissiez. Les critiques des autres, les petites contrariétés, les petits accros n’ont plus le pouvoir de vous affecter : vous avez l’essentiel en ligne de mire et vous ne le quittez plus des yeux. En octobre 1986, lors d’une course de chevaux à Maisons-Laffitte, je suis passée sous le peloton pour me retrouver aux soins intensifs. À l’hôpital, alors qu’ils ont essayé de me soulever pour prendre une radio, je me suis vue partir, saluant ma famille et prête à passer de l’autre côté. La suite, vous la connaissez, je suis toujours en vie. Cependant, je considère que je suis en sursis depuis ce 20 octobre 1986 où j’aurais pu mourir ou me retrouver handicapée. Quand je suis partie en convalescence, j’avais la vivacité d’une vieille dame de 98 ans, incapable du moindre effort, me demandant comment j’allais vivre à nouveau normalement et bien décidée à m’en sortir comprenant d’où je revenais. J’ai recommencé à monter à l’entraînement et j’ai retrouvé la forme qui m’a permis de remonter en course aussi et de retomber. Mais sans gravité, cette fois-ci.

Si vous êtes heureux de vivre, cette chronique aura simplement déclenché une grande compassion pour ceux qui traversent ce style de drame. Et si vous vivez de l’insatisfaction chronique ou des contrariétés, une rupture, un licenciement, une faillite, dites-vous que vous possédez toutes vos facultés pour vous retrousser les manches et vous battre. Quand d’autres les ont perdues et leur seul combat est de les retrouver. Allez, hop, bottez-vous les fesses, allez chercher des ressources et réglez ce qui vous empêche d’être heureux avant que la vie ne se charge de souligner et de vous retirer ce que vous avez de beau pour que vous en preniez conscience.

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Lisez la chronique de Pascale Piquet, tous les mercredis, depuis 2007.

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Pascale Piquet

Auteure et conférencière

Dès le premier appel, vous vous sentirez déjà mieux : 

(00 1) 450 886 0585 – Montréal : (00 1) 514 248 7392

 

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