L’ÊTRE HUMAIN : CAPABLE DU MEILLEUR ET DE PLUS EN PLUS DU PIRE !
Observatrice passionnée par les comportements humains, je sais que l’homme est capable du pire comme du meilleur : il peut donner sa vie pour de nobles causes, mais peut également défendre d’obscures convictions, qui feront de lui non seulement un tortionnaire, mais également un tueur sadique. Comment rester indifférent à l’actualité ? Certains descendent dans la rue, pacifiquement, pour manifester un mécontentement, quand d’autres sont tués : un père, une mère et leur fille, puis un autre couple sont retrouvés morts à leur domicile, pendant qu’un corps démembré se retrouve catapulté à plusieurs endroits, sadiquement traité et un homme tire que la foule, à Toronto, tuant une personne et en blessant six autres. Bien sûr, me direz-vous, l’histoire est pleine de crimes contre l’humanité, plus atroces les uns que les autres et, moi-même petite-fille d’un déporté ayant travers deux camps de concentration en Allemagne, fille d’un père ayant vécu des atrocités pendant la guerre d’Algérie, j’ai entendu les « dits » et les non-dits : je sais. Mais aujourd’hui, au Canada, dans un pays reconnu pour sa tranquillité, que se passe-t-il ? Ne serions-nous plus protégés par « l’immunité pacifique » de ce pays ? Le Canada connaît de plus en plus de drames familiaux, de meurtres perpétrés par des personnes à bout ou « détraquées ». Bien sûr, le fait d’être à bout n’autorise personne à poser des gestes extrêmes, pas plus que le fait d’être notoirement déséquilibré, mais comment en arrivent-ils là ? Comment peut-on tirer sur une foule composée de personnes qui ne vous ont rien fait ?
Aujourd’hui, la pression est grande : ce ne sont plus les guerres ni les épidémies, encore moins les famines qui, en Amérique du Nord, font la sélection. Qu’est-ce qui pousse à tuer ? Les ruptures amoureuses (le couple et sa fille en ont-ils été victimes ?), les problèmes de perte d’emploi (le couple assassiné par un employé licencié, qui s’est suicidé, en a été victime) ou encore un déséquilibre notoire qui tire au hasard, une fois de plus, sur une foule innocente et un autre qui tombe dans la déviation à ce point que la mort et la pornographie le fascinent assez pour tuer et filmer. Internet n’est pas innocent sur ce coup-là pour diffuser les images épouvantables d’un crime commis en direct, qu’aucune loi ne peut retirer du web, pas plus quand il diffuse de la pornographie, de la pédophilie, de la zoophilie, du sadomasochisme, de l’échangisme, toutes les images « scato » et autres qui vendent un monde monstrueusement pollué à nos jeunes et à nos moins jeunes. Le sexe n’est plus qu’une affaire de domination où l’être humain doit être sali et plus il est sali, plus on jouit ?! Quel monde sommes-nous en train de laisser à nos enfants ? Quelle image des « grands » leur léguons-nous ? Avons-nous oublié de leur transmettre les notions de respect de soi et des autres ? Comment est-il possible que de plus en plus de personnes se permettent de tuer, sans retenue, quand elles sont poussées à bout ou par plaisir sadique ?
Si nous léguons un monde où la confiance et l’estime ne sont plus au goût du jour, où les valeurs de base ne sont plus transmises, où l’être humain n’est simplement plus défini que comme un prédateur ou un « prédaté », nous assisterons à de plus en plus de dérapages, car l’héritage que nous transmettons n’est que souffrances que nous faisons porter à nos enfants, que nos parents nous ont fait porter, qu’ils tenaient eux-mêmes de leurs ancêtres. Et si plus personne n’a de retenue, si les garde-fous tombent avec le respect, si le web a le droit de diffuser toutes les horreurs possibles sous prétexte que c’est la réalité, si les gens n’ont plus le droit de manifester pacifiquement, s’ils finissent par décider de faire justice eux-mêmes, sous le coup de la colère et de la frustration, de tuer n’importe qui dans un endroit public, dans quel monde sommes-nous déjà en train de glisser ?
Pour redresser la barre, tous ensemble, il faudra d’abord que chacun redresse la sienne, individuellement. Quand les statistiques démontrent qu’un Québécois sur quatre fait un burnout ou une dépression, sans compter ceux qui tiennent debout grâce à la médication, peut-être est-il temps d’ouvrir les yeux et de comprendre que la solution est, pour commencer, dans la responsabilité de chacun : charité bien ordonnée commence par soi-même. Et si, dans les avions, il vous est conseillé de mettre le masque à oxygène sur votre nez d’abord, avant de penser aider qui que ce soit, même vos enfants, c’est parce que c’est plus sensé. Vous qui vous diluez dans les autres, perdant chaque jour plus d’oxygène ou vous qui essayez compulsivement de prendre celle des autres, peut-être est-il temps d’apprendre à respirer par vous-même. Ca évitera tout simplement de vous retrouver asphyxié et, en apnée, écrasé par la peur, la jalousie et la frustration, de tuer ou de vous tuer ou, pire, de laisser libre court à vos déviations et compulsions. Et peut-être que demain, c’est vous qui serez tué par une personne que vous aurez bafouée, consciemment ou inconsciemment, ou alors c’est vous qui tuerez…
Je ne joue pas les « Cassandre », ni les oiseaux de mauvais augure, je ne fais que constater : le monde est en train de basculer, et pas du bon côté, les valeurs sont de moins en moins respectées, c’est de plus en plus « chacun pour sa peau »… à condition de ne pas se la faire trouer. C’est le moment de choisir votre destinée : victimes terrifiées ou maîtres de votre destinée ?
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