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GUY TURCOTTE : QUAND LA DÉPENDANCE AFFECTIVE TUE

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GUY TURCOTTE : QUAND LA DÉPENDANCE AFFECTIVE TUE

 

Guy Turcotte, chirurgien, ne supporte pas que sa femme le quitte et vive avec un de ses amis : il  tue ses deux enfants dans un accès de rage et de détresse, à coups de couteau, puis tente de se suicider.

 

 

Ça y est, j’ai tout perdu !  hurlait le père de ma fille, parce qu’un homme était entré dans ma vie, je n’ai plus de femme, plus de fille et plus de maison ! Ça faisait pourtant deux ans que nous étions divorcés : il avait eu une maîtresse, avec laquelle il vivait depuis la séparation. Au bout de deux ans de célibat, je rentrais quelqu’un dans ma vie, à SA place, dans SA maison (j’avais racheté sa part), avec SA femme et SA fille : il fit irruption chez moi, furieux, et eut une altercation avec son « rival ». N’y comprenant plus rien, je lui répétais qu’il avait tout perdu depuis longtemps, ayant pris pour maîtresse une fille que je connaissais, après six mois de mariage et six mois de grossesse. S’il s’était retrouvé dehors et divorcé, ce n’était que le résultat de ses frasques. Pourquoi cette violence, deux ans plus tard ?  Parce que dans un coin de sa tête, il entretenait l’espoir de revenir : rien n’avait changé depuis son départ, jusque-là… Guy Turcotte, lui, s’est retrouvé dehors, parce qu’un ami a pris SA place auprès de SA femme, avec SES enfants, dans SA maison. Il s’est senti éjecté du jardin d’Éden, sans espoir d’y revenir, Ève y étant restée avec le serpent.

 

A la lumière de ce que j’ai vécu, je me penche sur le cas de Guy Turcotte : il a subi les fameuses cinq blessures, dans un délai très court : il se retrouve tout seul (abandon), parce que sa femme l’a quitté et demande le divorce (rejet), elle le trompait avec un ami (trahison), qui prend sa place au niveau de sa femme et ses enfants, dans sa maison (injustice) et elle aime son amant plus qu’elle ne l’a jamais aimé lui (humiliation), veut divorcer, puis le menace de partir loin avec les enfants. En déséquilibre affectif et dépendance émotive, il pose un geste épouvantable, à la hauteur de ses souffrances. C’est certain que cet homme est affectivement déséquilibré : ses actes le démontrent. Par dépendance émotive, tout le monde n’en arrive pas à cette extrémité. Entendons-nous bien, sa réaction est extrême, même si sa situation est courante, car rappelons-le, au Québec, l’homme est facilement « éjectable » de la vie de couple, du domicile, de la famille. Qu’y a-t-il de plus insupportable que d’être rejeté par une personne que vous aimez et qui vous remplace : ce qui vous revient, elle le donne à quelqu’un d’autre et le pire est bien d’imaginer ces amants-là dans les bras l’un de l’autre, dans votre lit, votre maison, votre vie.

 

J’en connais beaucoup qui, comme moi, ont plongé dans les affres de la souffrance, en dépendance émotive, mais tous ne vont pas jusqu’à tuer, comme Guy Turcotte, ou manquer de le faire, comme je l’ai fait. Quand vous en arrivez là, c’est le résultat d’un grand déséquilibre affectif (un énorme besoin de reconnaissance) et de malheureux concours de circonstances. D’après ce que les médias ont diffusé, voici ce que j’en comprends : les cinq blessures se réveillent dans la même journée, journée où Guy Turcotte a ses enfants. Rappelez-vous qu’à la base, c’est lui qu’il veut supprimer. Puis il réalise que ses enfants le trouveront ainsi et le traumatisme que ce serait pour eux : il veut se planter un couteau dans le cœur. Souvenez-vous de Dédé Fortin (chanteur québécois) qui s’est donné la mort avec une arme blanche, comme pour atteindre la douleur où elle était, faire taire l’anxiété à jamais. C’est extrêmement violent comme suicide, mais encore une fois, la violence du geste est à la hauteur de la souffrance ressentie.

 

Emmener ses enfants avec lui, leur éviter la vision de leur père mort ? Bref, prisonnier d’émotions excessives, ayant perdu tout sens commun, il dérape, poussé par une rage incontrôlable qui anime le bras qui frappe. Le nombre et la violence des coups portés démontrent l’horreur de la douleur endurée à ce moment-là. Ce n’est pas une excuse, c’est une explication. C’est ce que l’on appelle « disjoncter ». Et cette expérience, je l’ai vécue aussi : poussée à bout, j’étais dans un tel état de colère, d’impuissance et d’humiliation, que je me suis jetée sur mon mari et je me suis vue lui infliger plusieurs coups de couteau : je ne voulais pas le tuer, je voulais arrêter la souffrance qui me tenaillait les entrailles. La rage m’a catapultée dans une autre dimension, terrifiante, épouvantable, incontrôlable. Je me suis vue le faire, mais je ne l’ai pas fait, cependant je m’entends encore penser que c’est la seule solution pour « supprimer » l’anxiété qui m’étreint 24h/24. Si je l’avais tué, je n’aurais pas été responsable des mauvaises programmations qui m’auraient entraînée jusqu’à ce geste irréparable, mais j’aurais été responsable de mes actes. Guy Turcotte est responsable des siens et il en répond aujourd’hui. Mais son geste n’est pas incompréhensible, même s’il n’est pas pardonnable.

 

Il a été poussé à bout par une escalade d’événements malheureux et je ne peux pas croire que dans son passé on ne retrouve aucune des blessures qui se sont rouvertes, dans le déroulement de cette sinistre journée. D’autant qu’un homme comme Guy Turcotte, qui réussit une belle carrière professionnelle, ne peut pas accepter l’échec d’un couple, n’accepte peut-être pas l’échec tout court. Et en lisant les messages qu’échangeaient Isabelle Gaston et Martin Huot, il a eu le pire des chocs : il a réalisé que son ex-conjointe aimait son amant comme elle ne l’avait jamais aimé lui. Il perd même sur ce tableau-là. En grand vide affectif, il ne peut plus contrôler cette surcharge d’émotions négatives. Soyons clairs : je ne cherche pas à défendre Guy Turcotte, il a un avocat pour cela, bien que j’aimerais souligner qu’il n’en est pas arrivé là tout seul. Ce n’est pas « par hasard » qu’il devient aussi violent. Je démonte simplement les mécanismes qui poussent un homme à s’en prendre à ses enfants. Car pour cet homme, au moment où il porte les coups, il n’est pas en train de les tuer, c’est sa douleur qu’il assassine.

 

Quelle leçon en tirer ? Quand vous quittez quelqu’un après l’avoir trompé et que vous faites de l’amant ou la maîtresse un conjoint, ayez un minimum de respect pour la personne que vous avez « planté(e) ». Afficher votre nouveau bonheur et « vomir » l’autre de votre vie est humain, mais très maladroit. Pire, menacer de lui soustraire les enfants est extrêmement douloureux, car c’est tout ce qu’il lui restait. Il avait tout, il n’a plus rien. Et c’est un autre qui en profite. Personne ne peut rester indifférent aux souffrances qui ont été infligées à Guy Turcotte, autant que personne ne peut rester indifférent à l’horreur de son geste. Tromper, abandonner et rejeter quelqu’un, en l’humiliant de façon injuste peut réveiller la bête qui est en chacun de nous : la seule différence étant votre seuil de tolérance et votre niveau de fragilité émotionnelle. Ce dernier point n’est pas affiché sur votre front et le manque de respect amplifie les émotions. Tout le monde s’accorde à dire que celui qui est accusé avait l’air équilibré, mais ses actes ont démontré l’inverse : dans le cas de Guy Turcotte, la bête, on l’a réveillée. Et c’est bien lui qui doit vivre avec…

 

 

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