Vous êtes votre pire juge et votre pire ennemi, alors que vous devriez être votre meilleur avocat et votre meilleur ami ! Défendez-vous ! Que se passe-t-il donc entre vos deux oreilles pour que vous vous maltraitiez à ce point ? D’où vient cette petite voix qui vous juge coupable à chaque fois ? Pourquoi toujours plaider coupable, même quand vous êtes innocent ?
Que se passe-t-il donc entre vos deux oreilles pour que vous vous maltraitiez à ce point ?
Il n’y a pas de pire tribunal ou de meilleur tribunal que celui que vous avez entre vos deux oreilles. Le Desperado se juge sévèrement et se désigne coupable en permanence, même quand il n’a rien fait, présentant ses excuses à tout bout de champ, quand le Trou noir affectif est toujours innocent : il tourne tout à son avantage. Dans quelle équipe jouez-vous ? Bien qu’innocent comme l’agneau qui vient de naître parce que naïf, vous vous sentez toujours coupable, responsable du bonheur ou du malheur des autres, malmené par les Trous noirs affectifs que vous attirez dans votre vie privée ou également dans la sphère sociale et professionnelle : tout le monde profite de vous et vous vous laissez faire pour « acheter » l’attention que vous n’aurez pas de toute façon. Et vous avez toujours tort, à ce que vous pensez ou à ce qu’on vous fait croire. La mauvaise foi des autres vous enfonce dans la culpabilité qui est le bouton idéal pour vous manipuler : d’ailleurs, vous l’utilisez vous-même contre vous-même ! Pourquoi vous maltraiter à ce point ? Parce que vous continuez à entendre la cassette négative de vos parents ou/et de ceux qui vous ont encadré enfant.
D’où vient cette petite voix qui vous juge coupable à chaque fois ?
Bien qu’éloigné des gens qui vous ont malmené, ils vous ont programmé dans votre enfance à être un esclave qui n’en fera jamais assez, responsable d’un bonheur que vous n’avez jamais pu offrir à vos parents, ni à vous-même, car vous êtes tous des puits sans fond (parents comme enfants) en grand besoin de reconnaissance et donc d’affection. « Bon à rien et mauvais en tout » est l’image qu’on vous a renvoyé de vous-même et vous en êtes imprégné. Personnellement, j’ai grandi avec une cassette qui disait sans arrêt : « Tu n’es pas douée pour ceci, tu n’es pas douée pour cela, tu n’es pas une manuelle, tu ne feras jamais rien de tes dix doigts, tu as intérêt à être une intellectuelle ». Ma mère m’avait bien ancré dans la mémoire la liste de tout ce que je n’étais pas capable de faire et j’ai grandi sans connaître mes capacités puisqu’aucune n’était citée dans ce qu’elle m’enfonçait dans la tête. Il m’a fallu 40 années pour me libérer de cette cassette négative, trouver ce pour quoi j’étais « douée » et considérer que j’avais des qualités et les accepter. D’ailleurs, je réalise, en écrivant cette chronique, qu’au fond de moi, j’ai toujours été persuadée que j’avais un don et je comprends maintenant pourquoi : souvenez-vous que le cerveau n’entend pas la négative et il entendait donc : « tu es douée » ! Mais il ne savait pas encore pour quoi… C’est ce qui me poussait à chercher, même si j’ai mis de nombreuses années à découvrir que mon don, c’est la communication. La cassette peut également venir de l’univers académique (élèves et professeurs maltraitants) et si les phrases négatives diffusées très souvent s’ajoutent à celles de vos parents et famille élargie, vous voilà « formaté » pour penser que vous êtes un moins que rien responsable et coupable de tout le négatif.
Pourquoi toujours plaider coupable, même quand vous êtes innocent ?
C’est plus fort que vous et surtout devenu systématique, vous voilà responsable des maux de la planète entière et de ses habitants. Habitué à courber l’échine, tel un âne bâté, on vous fouette, car vous n’allez pas assez vite, sans vous considérer. Avez-vous remarqué que personne ne vous reconnaît ? Pas même vous-même ! La culpabilité n’existe que devant les tribunaux et au pénal. Dans la vie courante, vous êtes soit responsable, soit non responsable. Si vous êtes responsable de quelque chose, vous agissez en adulte en réparant ou présentant des excuses. Si vous n’êtes pas responsable d’une situation dont on vous accuse, vous passez votre chemin en souriant. C’est le réflexe d’un bon nombre de personnes que vous mettre tout sur le dos (comme l’âne !) pour se déculpabiliser eux-mêmes. Pourquoi porter ce qui n’est pas à vous ? Et ce qui l’est, faites en sorte d’agir dans le bon sens pour vous en départir. Evidemment, vous le savez si vous me suivez depuis un bout de temps, la solution dépend de votre volonté de (re)construire votre confiance et votre estime pour vous reconnaître vous-même, vous aimer et prendre soin de vous, ce qu’on ne vous aura pas enseigné enfant. Il est temps de vous secouer et reprendre votre croissance à l’endroit où vos parents ont laissé tomber, afin de « grandir » par vous-même.
A l’avenir, ne dites plus « c’est ma faute », mais plutôt « c’est ma responsabilité » (si tel est le cas, bien sûr !) et agissez en adulte pour réparer. Sinon, annoncez simplement « ce n’est pas ma responsabilité » et progressivement, vous verrez le bouton « culpabilité » se dissiper jusqu’à disparaître !