Testament d’un vieux rafiot

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Quand sur la mer je vagabonde
En ce lieu où les vagues abondent
Par mille je franchis vagues et lames
Sans en avoir du vague à l’âme

Lorsque, prenant les bras de mers,
je m’arrachai aux bras de mère
patrie en lui disant adieu
je croyais mon destin radieux

Qui aurait pu imaginer
la mort comm’une image innée
Du grand bonheur que l’on escompte
au bout du quai, on fait les comptes

Mes longs voyages m’ont fait mûrir
tant et si bien qu’il faut mourir
après avoir tant dérouillé
me voilà déjà tout rouillé

Mes réservoirs, cessez de fuir
ou il ne me reste qu’à fuir
sur une côte sans ferrailleurs
mon dernier acte, le faire ailleurs

Me dépecer, là à Anvers
me retourne, me met à l’envers 
car pour se sentir anversois
il faut de l’estime envers soi

Ils me vouent au démantèlement
ce qui n’est pas tellement dément
en fin de course j’ai jeté l’ancre
car mon auteur est à cours d’encre

 

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