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L’expertise française du charbon

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Après le Grenelle de l’environnement de Nicolas Sarkozy, la transition énergétique de François Hollande doit continuer de revoir la politique énergétique française. Avec la situation environnementale, et le dernier rapport du GIEC, une priorité guide l’action publique en France : la décarbonatation de l’économie. Pour y parvenir, les hydrocarbures devront faire progressivement l’objet d’ajustements. Entre le pétrole et le gaz qu’on importe, l’expertise française porte d’abord sur le charbon et la promotion des centrales ultra-supercritiques.

Le charbon reste une composante de notre mix-énergétique :

Dans le monde la part du charbon est en constante progression, particulièrement depuis la sortie dsu nucléaire allemand et l’industrialisation chinoise. D’ailleurs, « à l’heure actuelle, les deux premières puissances économiques, les Etats-Unis et la Chine, sont les deux premiers consommateurs de charbon. Qui plus est, l’Agence Internationale de l’Energie a annoncé une hausse de la demande mondiale de charbon de 2,3% par an jusqu’en 2018 ». Face à cette réalité planétaire, où en est la France exactement ?

Nous l’avons rappelé, le volontarisme politique fut à l’origine d’une initiative forte de Jean-Louis Borloo en 2007, le Grenelle de l’environnement. Par la suite, la crise économique et financière a fait un peu passer au second plan les enjeux de long terme au profit du problème immédiat du chômage. Ainsi, le projet de loi sur la transition énergétique n’a toujours pas vu le jour alors qu’on entame la troisième année du mandat de François Hollande. De surcroît, « le charbon représente encore une part significative du mix énergétique (3,4% hors électricité) tandis que les grandes mines ont fermé il y a plus de dix ans »…

Comment la France peut-elle améliorer l’exploitation du charbon ?

Après avoir convenu que l’exploitation du charbon restait une vérité même sur le sol français, on s’aperçoit que de nombreux projets charbon minier continuent de faire l’objet de protestations. En 2009 par exemple, l’autorisation d’ouverture d’une mine dans la Nièvre avait été refusée, alors que cette année, en préparation des journées de l’environnement, un groupuscule altermondialiste tente d’empêcher l’ouverture d’une mine en Australie… Pourtant, comme le résumait Pierre Yves Morvan sur Médiapart : « C’est ça le vrai luxe français ! On snobe son propre charbon… pour brûler du charbon venu d’ailleurs (la France, qui a encore quelques centrales au charbon, a importé 18 500 000 tonnes de charbon en 2010) ».

Sans sombrer dans le pessimisme, il convient donc de rappeler que des solutions plus pragmatiques existent bel et bien. Il y a quelques semaines, la bonne nouvelle provenait du côté d’EDF qui nous informait avoir convaincu les Chinois, principaux consommateurs du minerai, de l’intérêt de la technologie française des centrales ultra-supercritiques. En effet, ces nouvelles unités atteignent des rendements bien supérieurs pour une moindre émission de CO2. Parallèlement les grands énergéticiens européens ont souhaité lancer la « bettercoal initiative » qui vise à assurer un charbon plus respecteux des normes sociales et environnementales…

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