PLAYBOY RHABILLE SES MANNEQUINS : UN PHÉNOMÈNE DE SOCIÉTÉ ?
Quelle nouvelle incroyable ! Playboy se renippe en rhabillant ses mannequins pour augmenter ses ventes. Surprenant, n’est-ce pas, quand on songe que ce magazine s’est distingué, dès 1953, en présentant des femmes célèbres ou non, dans leur plus simple appareil, dont Marilyn Monroe qui fit la première page du premier numéro. Cette décision des dirigeants m’interpelle et je ris sous cape essayant de deviner leur motivation. Quel phénomène de société peut bien pousser cette revue à mettre du tissu où le fait de ne pas en mettre faisait sa notoriété ? Et quand je dis que je ris sous cape, vous allez comprendre ma position, car je vais vous la dévoiler…
Il fut un temps où la vue d’une simple cheville déclenchait chez la gent masculine un frisson. L’homme a toujours été excité par les parties cachées, tel un gamin devant un interdit. Au fil des siècles, la mode a voilé ou dévoilé le corps féminin et si monsieur jouissait d’une vue sur les seins reposant sur des décolletés pigeonnants, ce sont les jambes cachées qu’il voulait alors admirer. Tiens, tiens… La femme a joué à cache-cache à travers les époques et suivant les modes, ne montrant qu’une bande-annonce de ce qu’elle était entièrement, faisait briller les yeux des hommes qui souhaitaient ardemment avoir le privilège de défaire les rubans. Le trésor que pouvaient contenir les tissus froissés, fripés, enroulés autour de celle qu’ils désiraient les faisait rêver et fantasmer. Les femmes savaient donc s’habiller à leur avantage et les hommes pouvaient se régaler de ce qu’ils voyaient et imaginaient ce qu’ils ne voyaient pas.
Puis vint la libération sexuelle… Qui dit sexe, dit nudité. Aujourd’hui, les hommes n’ont plus grand-chose à déballer, car il n’y a que peu de tissu autour du cadeau. En revendiquant une égalité, la femme, allez donc savoir pourquoi, s’est déshabillée. Quand vous ne cachez plus rien, vous n’avez plus d’attrait. Toute la communication hommes/femmes reposant sur l’attirance que le Yin doit exercer sur le Yang a perdu ses titres de noblesse et vous ne communiquez plus : vous vous sautez dessus ! Tombant dans le « sex-fast-food », pourquoi perdre du temps à laisser l’homme imaginer ce que vous cachez, Madame, mieux vaut tout lui montrer et, sans perdre de temps, lui baisser le pantalon, car c’est le seul grand pan de tissu qu’il reste à enlever avant de copuler. Vous vous promenez déjà à moitié nue dans les rues et dans les soirées, pourquoi charmer, faire fantasmer les hommes et vous faire désirer ? Travaillant dans la publicité à Paris, dans les années 90, je me souviens qu’il fallait faire très attention à l’utilisation que nous faisions du corps de la femme et les féministes utilisaient leur droit de véto à la moindre parcelle de peau dévêtue. Aujourd’hui, elles revendiquent de « s’afficher » à moitié nues dans les rues et les hommes n’ont pas le droit ni de regarder, ni de commenter.
Puis l’ère de la pornographie, accessible à tous sur le web, a pointé son nez. Non seulement la nudité est absolue, mais vous voyez ce que l’on en fait dans la plus grande vulgarité. Et les femmes, au lieu d’essayer d’enrailler cette pandémie, se mettent à imiter les stars de la porno dans l’intimité ! Attention, je n’ai pas dit qu’il faut se contenter de la position du missionnaire, je dis simplement que se mettre à quatre pattes et attendre la tape sur les fesses et le grognement de monsieur en criant des saletés n’est pas la seule chose à faire dans l’intimité. Monsieur s’est sexuellement formé sur le web et madame pense que c’est ainsi qu’elle peut exciter son « cavalier ». Et le désir, et l’érotisme, et l’amour dans tout ça ?! Allez hop ! Tout le monde à poil et on fait n’importe quoi. Franchement, j’ai peur pour vos enfants. Pas pour la mienne, car ma fille a 21 ans et je lui ai expliqué la différence entre « baiser » et « faire l’amour » et, en amont, le message que transmet la tenue vestimentaire : elle sait s’habiller, parfaitement capable de faire le ratio entre la surface de peau qu’elle peut montrer et les tissus qui vont la couvrir. Elle sait aussi que la séduction réveille le cochon, quand on se balade très déshabillée sous son nez. Mais le pire, c’est que les cochons sont de plus en plus castrés… Il faut savoir ce que vous voulez, Madame : vous exhiber au nez et à la barbe d’hommes sensés vous regarder sans la moindre réaction ou les mettre en rut ? Messieurs, ne vous laissez plus faire : si on vous présente de la chair, remplissez-vous les yeux. Et vous, Madame, laissez les hommes découvrir ce que vous découvrez et assumez !
Les prostituées elles-mêmes ne savent plus comment s’habiller pour qu’on les distingue des « honnêtes » femmes. Êtes-vous étonné que Playboy, pour se démarquer, préfère rhabiller ses mannequins pour susciter l’intérêt des hommes qui préfèrent, finalement, des femmes vêtues à bon escient plutôt que de la viande prête à être consommée ? Car, malgré tout, à moitié nue, c’est un message de sexe que vous leur envoyez. Je comprends que ces messieurs soient blasés et favorisent les sous-vêtements affriolants dans les revues spécialisées, plutôt que des sexes féminins exposés. Ça, ils peuvent l’avoir en claquant des doigts : les femmes photographient maintenant leurs parties intimes et les envoient par nouvelles technologies interposées à des hommes qu’elles connaissent à peine, rencontrés ou seulement contactés sur les réseaux sociaux ou les sites de rencontres. Et ce phénomène ne touche pas que les ados, les femmes mûres le font aussi ! L’intimité féminine est tellement vulgarisée que des photos « cochonnes » (je ne vois pas d’autre mot) et prises à partir des téléphones circulent de toutes les façons. Plus vous en montrez, plus vous attirez les affamés, alors que si vous savez vous mettre en valeur sans en montrer plus qu’il n’en faut, vous intéressez les hommes de goût qui sont souvent intelligents et raffinés. Playboy va doubler ses ventes en attirant toujours les affamés qui vont découvrir que c’est plus excitant quand certaines parties sont cachées, en plus de ceux qui ont toujours pensé que le corps de la femme est beau quand il est voilé par endroits. Le mystère, malgré les siècles et les modes, reste toujours d’actualité, car, finalement, c’est lui qui attire l’homme…
Ne pensez-vous pas que les femmes sont rendues trop loin dans leur volonté de liberté, à ce point que Playboy rhabille ses mannequins pour prendre le contre-pied de la société ?
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