Jean-Yves Ollivier alias « Monsieur Jacques » se dévoile

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Très peu connu du commun des mortels avant la sortie du documentaire « Plot for peace » qui racontait le rôle majeur qu’il avait joué dans la libération de Nelson Mandela, l’homme d’affaires Jean-Yves Ollivier vient de sortir « Ni vu, ni connu », un témoignage passionnant qui nous en dit plus sur la vie du fameux « Monsieur Jacques » et la réalité de la diplomatie parallèle.

Homme d’affaires discret, parfois soupçonné de divers trafics, proche du président congolais Denis Sassou-Nguesso, Jean-Yves Ollivier n’est jamais apparu dans aucun organigramme officiel. Aujourd’hui, il sort de son silence pour ses proches affirme-t-il, « je n’ai pas souffert de ces étiquettes qu’on m’a collées mais mon entourage a parfois été heurté ».

Dans son autobiographie, intitulée « Ni vu, ni connu », l’auteur raconte avant tout son ascension, débutée en tant que trader en grain, puis en pétrole et son rôle de « négociant en Politique », comme il se définit lui-même. De son rôle dans la libération des quatre otages français détenus au Liban par le Hezbollah en 1988 jusqu’à la conférence de paix organisée à Brazzaville qui mena à la libération de Nelson Mandela et à terme, à la chute de l’Apartheid, c’est une plongée dans les coulisses de ces événements majeurs permettant de comprendre les petits détails de l’histoire qui ont contribué à forger la grande Histoire.

Des Livres pour Changer de Vie !




Si Jean-Yves Ollivier est toujours resté dans l’ombre, de nombreuses personnalités influentes de l’Afrique des années quatre-vingt viennent viennent s’intégrer au récit, comme le président congolais Denis Sassou-Nguesso, Winnie Mandela, la femme de l’ancien président sud-africain, ou encore Thabo Mbeki, son successeur. Il est vrai que l’ancien émissaire de Jacques Foccart a su gagner l’amitié et l’estime des sud-africains, comme l’avait relevé il y a quelques semaines un journaliste du JDD: « Il porte la Légion d’honneur à sa boutonnière. Mais la décoration dont il est le plus fier est l’Ordre de Bonne-Espérance, la plus haute distinction d’Afrique du Sud ».

Cet amoureux de l’Afrique a consacré l’essentiel de sa vie à ce continent et livre dans son ouvrage une véritable leçon de modestie. Sans craindre de choquer, sans chercher à se justifier, il raconte avec humour ce qu’il a vu et ce qu’il a fait.

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Au final, le boom actuel du continent africain conforte l’idée qui a toujours dirigé jean-Yves Ollivier: « les Africains sont et seront toujours les meilleurs maîtres de leur destin ».

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