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Enlèvements d’enfants : Contre-offensive de Dominique Ouattara et de la justice ivoirienne

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Depuis la création du comité de crise suite à la vague d’enlèvements qui frappe la Côte d’Ivoire, on en sait un peu plus sur les mesures de riposte envisagées par les pouvoirs publics. Alors que le dispositif policier a été renforcé et que la Première dame, Dominique Ouattara a lancé un cri d’alerte, la justice demande aux opérateurs téléphoniques d’être plus coopératifs. De son côté, la ministre de la Culture souhaite améliorer la prévention, soutenue entre autres par Danielle Boni-Claverie, la présidente de l’Union Républicaine pour la Démocratie…

Plus d’une vingtaine de cas d’enlèvements d’enfants ont été signalés aux autorités ces dernières semaines. Ces actes criminels sont à l’origine de plusieurs scènes de panique au sein de la population. Après l’arrestation de quelques kidnappeurs, les forces de police ont dû s’interposer pour éviter un règlement de compte dans l’hystérie collective, tandis que la Première dame Dominique Ouattara lançait un cri d’alerte pour appeler la population à la vigilance.

Pour apaiser au plus vite la situation, Mme Anne Ouloto, la ministre de la Solidarité de la Famille de la Femme et de l’Enfant a annoncé la mise en place d’un comité de crise et l’interdiction d’accès à la forêt du Banco. Ce groupe de travail sera notamment composé du ministre de l’Education Nationale, du ministre des Transports, du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, d’une délégation de l’Unicef et de l’ONG Save the Children.

« Il faut impliquer tout le monde » a affirmé la ministre à la Solidarité pour justifier sa démarche. En effet, pour le député de Sirasso, Soro Kanigui, également président du Réseau des Amis de la Côte d’Ivoire, « ce n’est pas dans la panique, les amalgames et la désinformation que l’on peut faire face à ce genre de fléau qui n’est rien d’autre que du terrorisme ».

Par ailleurs, le procureur adjoint du parquet d’Abidjan, Koné Souleymane, met en cause le manque de coopération des opérateurs téléphoniques dans le processus d’identification des criminels. De plus, quelques associations de protection de l’enfance ont mis en cause certains acteurs du secteur culturel. La chaine Nollywood Tv ou encore certains chanteurs feraient selon les autorités l’apologie de l’argent facile, en encourageant des actes sataniques.

Au niveau de la réponse pénale, l’association des femmes juristes de Côte d’Ivoire rappelle que la pratique du rapt ou du kidnapping est sanctionnée par une peine pouvant aller de 5 à 10 ans d’emprisonnement et une amende comprise entre cinq cent mille et cinquante millions de francs CFA, selon les cas. Danielle Boni-Claverie, présidente de l’Union Républicaine pour la Démocratie demande également davantage de prévention en appelant à ne « pas céder à la panique et à la psychose ».

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