AIMER, C’EST SE RESPECTER. EN DÉPENDANCE AFFECTIVE, C’EST VENDRE SON ÂME AU DIABLE !

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AIMER, C’EST SE RESPECTER. EN DÉPENDANCE AFFECTIVE, C’EST VENDRE SON ÂME AU DIABLE !

(Article écrit par Pascale Piquet et paru dans le magazine VIVRE)

En conférence, quand j’annonce qu’un couple, c’est 1 + 1 = 2, il y a toujours un petit malin qui lance avec humour que pour lui, c’est 1 + 1 = 3 : il ajoute les deux personnes + le couple. Je souris toujours et précise que du moment que le résultat est égal ou supérieur à 2, ça me va ! Car, le problème vient du 1 + 1 = 1. Vous l’aurez compris, cela résume la fusion. René Descartes défendait la maxime selon laquelle « je pense donc je suis » (Cogito ergo sum), ce qui nous distingue du règne animal. Pourtant, dans certaines circonstances, vous ne pensez plus… Donc, vous n’êtes plus. Et c’est souvent en couple que vous perdez votre identité, votre capacité à penser, votre volonté : vous remettez les clefs de la ville à votre partenaire. Vous n’êtes même plus l’ombre de vous-même, mais celle de la personne avec laquelle vous fusionnez. Qu’est-ce qui vous pousse à vous perdre au point de ne plus exister qu’à travers l’autre ? Comment faire pour préserver votre identité dans le couple et rester vous-même autant pour attirer la bonne personne que pour être heureux à deux ?

Le besoin de reconnaissance, que vous traînez depuis votre enfance, vous pousse à vous vendre, que dis-je, à vous brader, pire à vous donner au premier venu. Persuadé que personne ne s’intéressera à vous, le « kamikaze » qui vous manifeste de l’intérêt sera largement récompensé : ordonnez, maître, et j’obéirai… Terrifié par la solitude, vous mettez tout en œuvre pour séduire et plus vous êtes dans le besoin, plus vous attirez une personne qui l’est aussi. Sauf que vous donnez et elle prend… Peu importe, vous dites-vous, si je fais tout pour lui, il va m’aimer, si je la sauve, elle va m’aduler, n’y sont-ils pas obligés ? Non. Bien au contraire : plus  vous essaierez d’être ce que l’autre veut pour l’acheter, plus il profitera de vous et vous soumettra. Pour échapper à la solitude, vous vous jetez dans la gueule du loup sans avoir vu les grandes dents de la dépendance affective : vous vous faites dévorer tout cru ! Prêt à tout pour que le concept du couple fonctionne, et je ne parle donc pas d’amour, vous devenez caméléon, aimant ce que votre partenaire aime, faisant ce qu’il fait, exécutant ses ordres, répondant à ses moindres désirs jusqu’à les anticiper. Devinez donc dans quel domaine vous vendrez le plus votre âme à ce diable et surtout, vous, madame ? Au lit ! Nos grands-mères nous ont enseigné que l’on retient un homme par les bons petits plats et par la bonne volonté que vous manifestez la nuit… Combien se perdent dans des pratiques qui les avilissent juste pour s’assurer de garder la priorité ? Tout et n’importe quoi plutôt que la solitude, l’humiliation valant parfois mieux pour ceux qui sont désespérés. Complètement dépersonnalisé, obéissant à la volonté de celui ou celle qui devait remplir votre vide intérieur, craignant ses colères et ses menaces de vous abandonner, vous y perdez votre identité. Vos proches ne vous reconnaissent plus, vous, si fier et fonceur, n’avez plus aucun panache, aucune volonté, le tout s’étant envolé avec votre gaieté.

Quel est l’abracadabra qui ouvre les bras de tous les désespérés ? Trois mots prononcés sans âme, presque éternués : « je t’aime » qui devient vite « chtem » et qui disparaît, une fois la personne « harponnée ». Les mots magiques n’ont plus d’utilité, la personne « dressée » agit au doigt et à l’œil, espérant encore et encore de la compassion de son maître. N’est-ce pas trop cher payé pour avoir juste l’illusion que quelqu’un tient à vous ? Ce n’est pas un couple, mais un mirage qui vous retient prisonnier d’une situation dans laquelle vous souffrez du syndrome de Stockholm : cette personne ne vous aime pas, pas plus que vous ne l’aimez, mais ce miroir aux alouettes est plus vital que votre dignité. Rejet, abandon, solitude, ces peurs vous tournent la tête et vous attachent à votre bourreau. Vous redevenez un enfant traumatisé par ses parents et aussi soumis que vous l’étiez à l’époque. Le conjoint a remplacé papa/maman et continue à vous maltraiter. Vous en arrivez même à avoir une double personnalité : votre attitude change radicalement quand l’autre est dans les parages. Retombant dans vos chaussures d’enfant, vous adoptez parfois un langage « bébé », devenant hésitant, incertain, paniqué à l’idée de ne pas faire ce qu’il  exige de vous. De toute façon, vous ne faites rien de bien et votre confiance a fait ses valises, écœurée de vous voir ainsi soumis. Et quand vous êtes quitté, un seul être vous manque et tout est si dépeuplé que même vous vous n’existez plus !

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Parlons-nous d’amour ? Non. Nous parlons de névrose et de dépendance. Car, aimer, c’est être heureux et être en couple avec une personne qui admire votre personnalité, ce que vous faites, ce que vous êtes. Vous devez vous trouver beau ou belle dans les yeux de celui ou celle qui vous aime et que vous aimez. Vous reconnaissant à travers l’autre au lieu de fusionner, vous restez ce que vous êtes et quand vous dites « je t’aime« , c’est vrai. Vous vous choisissez en aimant qui vous êtes et qui vous restez célibataire ou en couple. L’amour repose sur la confiance, le respect, l’admiration et la complicité et c’est vous que vous appréciez aussi à travers l’autre, au lieu d’être ce que l’autre aimerait. Cessez donc de croire que dans un couple, il y en a toujours un qui domine : quand deux personnes s’aiment, elles se respectent elles-mêmes tout en respectant leur partenaire et ça ne laisse aucune place à la domination. Si vous faites semblant d’être ce que vous n’êtes pas, vous attirez immanquablement une personne qui ne vous correspond pas. Soyez toujours vous-même et vous attirerez un partenaire identique à vous, qui aimera votre personnalité et tout ce qui va avec et vice versa. Vous formerez ainsi un couple 1+1=2 ou 3, si vous voulez !

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